Nous savons depuis longtemps que baby-Porsche n’est pas une insulte. Pour nous qui apprécions même la 924, la 911 n’est pas une fin en soit. C’est d’autant plus vrai aujourd’hui avec les excellentes Boxster et Cayman. Alors, Blenheim ou pas ?

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Qu’est ce que c’est ?

Le Cayman c’est la version coupé du Boxster – lancé lors de la seconde génération de celui-ci. Le Type 981 désigne donc la seconde génération de Cayman, mais déjà la troisième du Boxster. En copiant la formule de la 911 – avec un moteur cette fois central – à l’échelle réduite, le duo Boxster/Cayman est une success-story qui a définitivement fait oublier toutes les autres tentatives précédentes de baby-Porsche à la réussite mitigée.

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Quelle histoire raconte t-il ?

Chacun peut retrouver dans la Cayman ce qu’il cherche dans une Porsche : une mini-911, une héritière de la 914-6 voire de la 356, une version moderne de la 550… Dans tous les cas , en respectant totalement la philosophie maison, le Cayman s’est imposé comme une authentique Porsche, à des années lumières des pièces rapportées de « grande diffusion » que sont les Cayenne, Panamera et Macan. D’autant plus que dans la version S, ses performances sont supérieures à celles des 911 d’entrée de gamme. Un futur must ?

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À quoi ressemble t-il ?

À une 911, bien sur – une ressemblance assumée, voulue dès le premier Boxster qui reprenait les mêmes optiques que la 911 996. Si le premier Cayman se distinguait par une ligne de pavillon plus personnelle, avec des ailes arrières très marquées, le profil de la 981 évoque cette fois-ci encore la 911. Garez un Cayman 981 et une 911 991 de la même couleur côte-à-côte et vous aurez bien du mal à distinguer, du premier coup d’œil, les différences. Comme pour le Boxster, cette nouvelle génération se veut plus acérée dans son design, avec une exécution plus précise de ses détails. La plus grand changement provient de l’intérieur, qui reprend le même type de planche de bord que toutes les Porsche actuelles – né sur la Panamera – avec une touche par fonction.
Une fois à bord, l’habitacle étriqué, la surface vitrée limitée et la position de conduite diffèrent totalement de la 911, et donnent l’impression assez plaisante d’être à bord d’un prototype de course des années 1960 ou dans une supercar en réduction. L’effet est diabolique. Cela se confirmera t’il sur la route ?

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Comment se conduit t-il ?

Le Cayman est un engin tout bonnement diabolique. Sur-puissant, sur-performant, sur-efficace. La sonorité est dantesque, les accélérations terrifiantes, et la précision hallucinante. Cette voiture est un monstre. Dommage, la direction a assistance électromécanique semble en permanence envoyer des impulsions contradictoires dans le volant, ce qui est d’autant plus dommage que l’équilibre des commandes est absolument parfait. La boîte PDK est d’une facilité déconcertante, mais le maniement de la manuelle à 6 rapports est tellement facile que le bénéfice en plaisir de conduite n’est pas évident. Oh la la, mais qu’est ce que ça va vite !

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Est-il Blenheim ?

Bonne question. Le duo Cayman / Boxster frise à un tel point la perfection qu’il en devient un choix un peu trop évident dans sa catégorie, et que passé les sensations de conduite d’un autre monde, l’environnement manque un peu de sel. Avec 275 ch au lieu des 325 de la S, la version de base du Cayman m’a paru plus amusante et plus gratifiante à conduire sur route, tout en offrant des sensations plus pures. Associé à la boite manuelle, c’est le choix de la raison, mais pas celui du Blenheim Gang qui se tirera une balle dans le pied en repartant avec panache au volant d’une Lotus Evora S. CQFD.