
On doit vous l’avouer la Lotus Elite (type 75) est une de nos voiture préférées. Pour beaucoup de raisons, à commencer par son style unique, mais aussi par la rupture qu’elle symbolise dans la façon de réaliser des voitures de sport. Fini les autos dérivées de la course, c’est l’ère du luxe et de la puissance qui commence.

Né en 1974, l’Elite adopte le style Wedge qui sévit alors outre-manche. « The Shape of Thigs to Come » disait la publicité de la controversée Triumph TR7 contemporaine. De quoi s’agit t-il ? Tout simplement d’un profil se rapprochant le plus possible d’un triangle rectangle avec une ligne capot-pavillon pour hypoténuse. Ce qui implique un avant bas et acéré, une ligne de flan en pente ascendante et un arrière haut-perché. Toute l’automobile anglaise s’engouffre dans cette tendance, de la citadine Bond Bug, à la limousine Aston-Martin Lagonda, en passant par les familliales Austin Princess ou Rover SD1.
Oliver Winterbottom à ainsi rabaissé le capot aussi bas que lui permettait la législation britannique, créant une ligne d’une extrême finesse stylistique et… aérodynamique. Outre son arrière Kamm Tail, l’un de ses traits caractéristiques est le vitrage entièrement ceinturé d’acier poli. Non seulement ce détail est magnifique, mais il a une utilité réelle : il s’agit du fameux « Ring of Steel », qui à la manière de la cellule Tridion d’une Smart, protège les occupants en rigidifiant la carrosserie – réalisée en fibre – à la manière d’un arceau de sécurité.

Une mode que le très stylé Colin Chapman ne pourra donc pas laisser passer, pour sa première voiture à vocation purement routière. Fini le temps des autos pensées d’abord pour le circuit, l’époque des gentlemen drivers est bien (heureusement ?) arrivée à son terme. Pour financer son activité en compétition, il doit maintenant réaliser des autos plus luxueuses, voir même bourgeoises. Et tant pis pour le fameux « Light is Right », il est temps de passer à autre chose. Alors, non seulement cette nouvelle Elite – qui reprend, curieux hasard, le nom de la première Lotus utilisable sur route – se pare de tout les équipements susceptibles de séduire une clientèle…élitiste, mais elle est en plus la première Lotus familiale, avec quatre vraies places.

Autre première, sous son capot apparaît un inédit quatre cylindres multisoupapes, qui fera bientôt la joie d’une certaine Lotus Esprit. Enfin, inédit sur une Lotus : le rusé Chapman l’avait laissé s’exprimer en avant-première sur les Jensen-Healey, qui eurent la mauvaise surprise de servir de banc-d’essai à un bloc loin d’être alors fiabilisé. Jensen ne s’en relévera pas, Lotus en profitera bien.
Le procédé de fabrication est lui aussi inédit. Baptisé VARI pour Vacuum Assited Resin Injection, il provient directement de l’industrie nautique et à pour conséquence la réalisation de la carrosserie en deux parties : inférieure et supérieure, dont la ligne de jonction – recouverte d’un joint en caoutchouc – est bien visible sur le flan de l’auto.

Comme toutes les Lotus, l’Elite jouissait d’une excellente tenue de route, grâce à son châssis poutre (le même que celui des Elan et Europa), mais souffrait également d’un manque cruel de puissance, pour s’imposer sur ce marché bien convoité. Seulement 155 chevaux, c’est un peu juste, face à la concurrence, surtout que l’Elite était loin d’être donnée. Sa petite-sœur, l’Eclat aura un peu plus de chance, puisqu’elle connaître une descendante avec l’Excel.
Mais de ça nous en avons cure, car l’Elite cumule les détails dont nous raffolons. A ceux déjà cités nous ajouterons les phares pop-ups, la carrosserie break de chasse, l’habitacle dessiné par Giugiaro… Une authentique Blenheim Car !


texte : Yan Alexandre

Euh… Un triangle isocèle n’a pas d’hypoténuse ! Ce serait plutôt un triangle rectangle.
Merci ! Voilà qu’on en oublie les bases de la géométrie…
a very cool car, I have been looking ocasionally on the web for any left hand drives for sale to potentially add to my collection, but almost impossible to find in good condition in LHD
je suis fan !
Claudio : yeah, most of them are in UK, RHD… btw, is it such a big problem ?
Renaud, il ne te reste plus qu’à sauter le pas. Un collègue anglais m’a donné un secret pour les fiabiliser…
Yan, I drove a LHD for 4 years in London and didn’t really enjoy it, so wouldn’t like to drive a RHD in the continent. I have a Lotus Elise S1 LHD although I could have had a RHD much cheaper, but at the expense of driving pleasure — no compromise on this.
Ok, I must admit that my only one experience was 2 days of driving with a RHD Lotus Seven. This car is so narrow that you really don’t care of the side of the wheel. And at the motorway toll you just have to stand-up in the car…
Non effrayé par le RHD chez nous depuis mon année de Minor au quotidien, je lorgne régulièrement vers l’Elite mais elles sont effectivement bien délaissées par leurs soignants et la raison voudrait qu’on s’orientent vers ses descendantes “nipponement” fiabilisées.
Bonjour à tous,
message pour Renaud : tu dis avoir un tuyau pour fiabiliser l’ELITE …. je suis preneur !! j’en possède une RHD /automatique que je restaure petit à petit.. alors si tu as une ou des infos ou un contact valable , tu pense que cela m’interesse !!
“l’habitacle dessiné par Giugiaro”
Pourquoi alors ne pas en mettre une seule photo ?
Parce qu’on n’en a pas trouvé ?