Au cours des années 80, le groupe industriel PPG est le sponsor principal de l’Indy Car, au point d’associer son nom à celui de la série  américaine. Elément le plus spectaculaire de cette association, un programme de pace-cars très spéciaux dont est issue cette Renault 5 Turbo unique, bien peu connue en France.

Dans le but de faire la promotion de sa division de peinture automobile, PPG fit réaliser chaque année un nouveau pace-car, le plus spectaculaire possible, sur la base d’un modèle de série. Le plus connu du genre sera sans doute la Ferrari Mondial réalisée par I.DE.A en 1989. À noter que ces voitures étaient exclusivement conduites par des femmes et qu’elle servaient aussi de navettes pour les VIP assistant aux courses : tout pour attirer l’attention médiatique sur ces autos à la peinture chattoyante.

En 1982, c’est AMC qui fut désigné pour fournir un véhicule à PPG. Curieusement, la marque choisi un modèle qui n’est pas importé aux Etats-Unis : la Renault 5 Turbo, sans doute pour faire plaisir à son partenaire français. Dick Teague, vice-président du style maison – et auteur des lignes des AMC Gremlin, Pacer, Matador, Javelin, Hornet, et Jeep Cherokee XJ – s’attela à remodeler la tonitruante R5 de façon encore plus extrême.

Si on note immédiatement les volumes adoucis, c’est sur le pavillon que les efforts les plus importants ont été déployés, avec l’ajout de portes papillons (qui reprennent les éléments de celles de la DMC DeLorean), ainsi qu’un rabaissement du toit, lui-même incliné pour procurer de l’appui à haute-vitesse. Conséquence directe, le plafond est si bas que pour la piloter il faudra pencher la tête ! Peu importe, les vitres sont tellement fumées, que de l’extérieur, les spectateurs n’en verront rien.

La voiture sera utilisée comme il se doit une saison entière, avant d’être démontée et remisée, ce qui lui évita d’être détruite comme la plupart de ses consœurs. Depuis, elle a été partiellement restaurée et remontée, en attestent ces quelques clichés. Elle semble toujours en vente, au prix de 40.000$. Raisonnable au vu du caractère unique de l’engin et du fait qu’elle soit…street legal !

Plus étrange, pour l’année 1983 fut réalisée une auto au look encore plus spectaculaire, toujours sur base de Renault 5 turbo : l’Aero Wedge. Certaines sources affirment qu’elle fut utilisé, mais aucun document ne nous permet de l’affirmer. Alors, simple maquette d’intention ou véritable pace-car ? Peut-être en savez vous plus ?