Prendre le volant d’une authentique James Bond Car, voila le rêve de bien des membres du Blenheim Gang. Pour le réaliser, nous n’avons pas traversé la Manche, nous nous sommes ni rendus à Newport Pagnell, ni à Hethel. Non, nous avons franchi le Rhin et sommes allés à Ingolstadt. Cela vous rend sceptique ? Insérez donc cette cassette du groupe A-ha dans votre autoradio et lisez donc la suite.

Je jette un rapide coup d’œil au compteur : 160 km/h, et l’aiguille continue sa progression, sans sourciller. J’effleure les freins, la 200 plonge du nez puis s’écrase sur la roue en appui. Les quatre roues bien plantées dans l’asphalte, elle avale goulument la première courbe et se jette sur la seconde, envoyant cette fois toute sa masse sur la roue avant opposée. Souple comme son moteur, qui à tout instant est prêt à reprendre la charge en avant.

Audi-200-Turbo-Quattro-15

L’action de The Living Daylights (Tuer n’est pas Jouer en v.f.), débute – après la traditionnelle séquence d’introduction, tournée ici à Gibraltar – dans les rues de Bratislava, à une époque ou le rideau de fer existait encore. James Bond (Thimothy Dalton) doit exfiltrer l’agent dissident du KGB Georgi Koskov. Pour se faire Saunders, le chef de la section « V » de VIenne lui fournit un véhicule parfaitement adapté : une Audi 200 Turbo quattro (voir photos en bas de page). Mais James a une bien meilleure idée pour faire passer Georgi (qui s’avérera être un traitre), à l’ouest…

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Pas de gadgets signés Q au programme : la star de cet épisode, d’ailleurs très riche en automobiles, ce n’est pas elle mais une Aston Martin V8, version modernisée de la  DB5 de Goldfinger, avec un équipement revu aux gouts du jour – laser pour découper les voitures logés dans les moyeux de ses jantes, missiles, skis et propulsion par turbo-réacteur. L’Audi 200 n’offre rien de tel, mais a été soigneusement customisée pour en mettre plein la vue à l’écran : le tuner allemand ABT Sportsline a en effet soigneusement élargi ses ailes, initialement lisses, pour faire entrer un gigantesque jeu de jantes démontables BBM RS (…de 16 pouces). Un peu plus loin dans le film, une autre 200, cette fois-ci en carrosserie Avant (break), sans modifications, apparait de nouveau aux mains de Thimoty Dalton ; Audi a mis le paquet pour assurer la promotion de la toute nouvelle version quattro de son modèle haut-de-gamme grâce au film. Nous sommes alors dans la deuxième moitié des années 1980, et la marque est en train de se transformer : finies les placides berlines, désormais Audi veut jouer dans la cour des Mercedes et BMW. Après l’engagement riche en succès des quattro en championnat du monde des rallyes, la seconde étape de ce processus de montée en gamme est l’adaptation du système maison de transmission intégrale à ses véhicules de route, et le placement des deux toutes nouvelles 200 quattro dans le film est un excellent levier pour toucher une audience mondiale…

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LE VERDICT DU GANG

AUDI 200 TURBO QUATTRO “JAMES BOND”

Fiche technique & bilan

Loup déguisé en -gros – agneau, l’Audi 200 Turbo quattro fait partie de ces dragsters déguisés que nous apprécions particulièrement. Problème : est-il possible d’en trouver un seul exemplaire qui s’approche seulement de l’état de celle là ? À la moindre défaillance, la 200, un peu trop lisse, risque rapidement de dégringoler du statut de youngtimer distingué à celui peu enviable de poubelle. À vous de trouver la perle rare, et de la garder jalousement, elle en vaudra la peine.

VISUAL ATTRACTION
4 / 10
MECHANICAL THRILLS
7 / 10
HANDLING
8 / 10
CLASSIC APPEAL
8 / 10
BLENHEIM GIRL PULLING ABILITY
1 / 10
BLENHEIM FACTOR
6 / 10
Note du Gang5.7 / 10
Note des lecteurs7.2 / 1010 votes · Note historique