Voici enfin, en version définitive, la très attendue McLaren P1, première hypercar d’un millésime fou, inscrit à jamais dans l’histoire de l’automobile, avec l’arrivée prochaine des Ferrari “F150″ et autre Porsche 918 Spyder – toutes trois dotées de motorisation hybrides.
Version définitive, oui, car celle que vous avez vu auparavant au salon de Paris, dans sa vive teinte orange caractéristique des Mc Laren de développement, n’était qu’une simple maquette en argile à l’échelle 1, soigneusement peinte.
Elle nous évoquait alors les créations organiques de Laurens Van des Acker, entre la Mazda Furai et la Renault DeZir. Il apparaissait donc logique de lui demander son avis, qui contre toute attente n’avait rien de positif : “Là où je trouvais que la MP4/12C manquait presque de caractère, celle-ci va un peu trop loin. Ils n’ont pas encore trouvé leur équilibre entre un effet spectaculaire, et aller trop loin et perdre la cohérence. Même si je comprend le langage de forme organique, je la trouve trop exagérée. Il y a une explosion de forme sur l’arrière qui rend la voiture fragile. Mais c’est peut-être ce qu’il faut pour une voiture aussi exclusive“.
Un avis que nous partageons entièrement. Cette P1 en fait trop. Peut-etre que la tentative de concilier son design organique avec une évocation des formes de la supercar originelle F1 est la cause de certaines de ces errances. Ce qui n’enlève en rien le fabuleux bagage technologique de cette auto, qui s’annonce diabolique avec son V8 3,8 l biturbo de 737 ch, associé à une motorisation électrique de 179, offrant donc une puissance combinée de 916 ch et un couple de 900 Nm. Si elle est aussi aboutie que l’est la MP4/12C, nul doute qu’elle sera une référence, et qu’elle trouvera des acheteurs, même parmi ceux que son exubérante apparence refroidirait.
