Une Audi TT essayée par le Blenheim Gang : je connais des membres de la première heure qui doivent s’étrangler en découvrant cet article. Dubitatifs ? Un petit retour en arrière s’impose.

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Tout a commencé au début des années 2000. Nous étions quelques-uns, amoureux de l’automobile depuis le berceau à nous retrouver autour d’un malaise commun : celui de se sentir soudainement perdus devant des objets qui ne nous correspondaient plus. Et pourtant, nous n’avions rien de vieux cons : rares étaient ceux, dans notre petit groupe qui n’avait une existence que très virtuelle, qui dépassaient les 30 ans d’age. Pourtant, une mutation irréversible venait de se dérouler sous nos yeux sans que nous ne l’avions vu venir, et nous avions la très désagréable impression d’être nés une génération trop tard.

De quoi s’agissait-il ? D’une rupture brutale des équilibres qui semblaient régir l’univers automobile depuis le dernier effondrement des valeurs, celui qu’avait entraîné la crise pétrolière de 1973. Pourtant la fin des années 1990 ne semblait pas être une période dramatique, bien au contraire : les voitures de sport étaient plus nombreuses que jamais, les puissances atteignaient des chiffres qui nous paraissaient alors démentiels, la mode des roadsters était relancée : tout dans cette période criait à la renaissance d’un nouvel age d’or de l’automobile sportive.

Tout ? Pas vraiment : en réalité les années 1990 marquaient la disparition définitive des dernières traces d’une période romantique. L’automobile évoluait de l’ère des modèles à celle des marques : la toute puissance du logo et des discours marketing parfaitement huilés allait désormais tout broyer sur son passage. Et une entité allait personnifier cette nouvelle ère plus qu’aucune autre : le Groupe Volkswagen.

Souvenez-vous : soudainement, l’ingénieur Ferdinand Piëch était devenue le Kaiser de l’automobile, et son groupe – pris dans une frénésie démonstrative – allait acquérir tous les constructeurs à sa portée pour constituer un géant inédit jusqu’alors. Lamborghini, Bentley ou Bugatti tombaient dans une escarcelle où l’on comptait déjà les plus généralistes Audi, Seat et Skoda, et même le temps d’un instant Rolls-Royce. Une avalanche de nouveaux modèles accompagnait cette croissance aussi fulgurante que soudaine, avec parfois des ambitions démesurées. Chez Volkswagen, la Golf se déclinait en New Beetle, la Phaeton faisait mentir le nom même de la marque en s’attaquant à la Mercedes Classe S, et on imaginait produire une super-sportive qui déjà avait battu quelques records de vitesse, la Nardo. Bentley allait sortir sa première Continental GT et Lamborghini sa Gallardo, deux voitures aux cadences de production jusque là encore totalement inconnues pour leurs constructeurs. Bugatti après bien des concepts se décidait pour une Veyron caprice qui s’avérera aussi ruineuse à concevoir et produire qu’elle explosera tous les chiffres admis jusque là pour une automobile. Autant de marques mythiques qui allaient malheureusement subir une uniformisation stylistique et mécanique transformant leurs modèles en autant de über Golf 4 – le modèle totem de la nouvelle superpuissance.

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LE VERDICT DU GANG

AUDI TT (8N) 1.8 TURBO QUATTRO, BLENHEIM TEST

VISUAL ATTRACTION
9 / 10
MECHANICAL THRILLS
5 / 10
HANDLING
5 / 10
CLASSIC APPEAL
9 / 10
BLENHEIM GIRL PULLING ABILITY
9 / 10
BLENHEIM FACTOR
6 / 10
Note du Gang7.2 / 10
Note des lecteurs5.9 / 1017 votes · Note historique