Une Lamborghini Miura qui bondit de virage en virage dans le col du Grand Saint-Bernard, une belle journée ensoleillée, une paire de Persol et Matt Monro qui chante On Days Like This, ça vous rappelle quelque chose?
You’re only supposed to blow the bloody doors off !

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Si le cinéma Blenheim avait son Panthéon The Italian Job (L’or se barre) y figurerait en bonne place : une troupe de voyous rigolards qui traversent l’Europe, de Londres à Turin pour s’emparer d’un précieux chargement sans perdre leur sens ni du style ni de l’humour. Avouez que cela ressemble à s’y méprendre à une Coupe des Alpes.

L’objectif? Une cargaison d’or en provenance de Chine destinée à payer FIAT pour la construction d’une usine. Pour mettre la main sur un butin aussi conséquent et aussi convoité il faut une équipe de choc et un plan à toute épreuve. Charlie Croker (Michael Caine), malfrat culotté fraichement sorti de prison sera l’homme de la situation.

Le plan? Tout simplement provoquer le plus gros embouteillage de l’histoire dans le centre historique de Turin pour dérober l’or au nez et à la barbe de la police et de la Mafia avant de s’échapper à bord de trois Mini Cooper S en direction des Alpes.

Le résultat? Un cocktail d’humour britannique et de cascades dirigées par l’irremplaçable Rémi Julienne qui saura mettre à profit les qualités dynamiques des Mini dans une course poursuite qui les mettra en scène, entre autres exploits, en train de dévaler les marches d’un palace, sprinter sur le toit du Lingotto, défier la gravité dans le circuit d’évacuation des eaux usées turinoises et traverser une rivière. Le tout dans une bonne humeur et une décontraction irrésistibles.

The Italian Job a une particularité : il distille un moment culte toutes les dix minutes. Conçu comme une comédie d’action tout est fait pour garder le tempo : gags, jolies filles, cascades à rallonge, répliques cinglantes et même chansons (l’irrésistible Self Preservation Society vous trottera longtemps dans la tête) il ne vous laisse aucun répit.

Ce classique du caper movie fut gratifié en 2003 d’un remake qui, bien que manquant d’un peu d’âme et s’encombrant d’une bien inutile histoire de trahison, est un bel hommage à l’original avec Mark Wahlberg dans le rôle de Croker et trois (BMW) Mini Cooper S vrombissantes à souhait. Il reste cependant que contrairement au film de 1969, cette version a tendance à se prendre au sérieux, écueil dans lequel ne verse jamais l’original.

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Texte : Maciej