Qu’elle s’appelle Luce, HB Cosmo, ou 929 (pour nous, à l’export), il y a bien des raisons pour regarder d’un œil bienveillant cette Mazda. Parce qu’elle est à ce jour la seule voiture à avoir aussi bien été commercialisé avec des moteurs à piston essence ou diesel qu’avec un moteur rotatif. Parce que la berline dans sa version japonaise affiche un amusant faciès, adaptation grossière de celui de l’Aston Martin Lagonda – malheureusement non repris sur notre 929 berline, aussi insipide qu’un bloc de tofu. Parce que le coupé, dispose d’amusantes vitres latérales occultables dans leur pillier-B, parce qu’il existe en existe une variante berline-hard-top qui reprend la face avant du coupé, en faisant une rare 4 portes à phares pop-ups. Et surtout parce que son habitacle recèle une des plus intéressante planche de bord des années 1980.
Il semblerait que les designers de Mazda aient opté pour toute la panoplie high-tech disponible alors. Le volant bi-matières à deux branches basses, équipé de reposes-pouce proéminents, dégage une visibilité parfaite sur une spectaculaire instrumentation semi-digitale. Le compteur de vitesse reprend l’esthétique d’un compteur, mais l’aiguille est remplacée par des segments de diodes, alors que le compte-tour, dont la forme en « L » horizontal semble s’inspirer de celui-des premières Citroën GS, indique le régime moteur par des points lumineux. Plus classiques, les compteurs du niveau d’essence, de température d’ea, et de pressions d’huile (remplacé par celui de pression du turbo sur les version suralimentées) sont analogiques et à lecture horizontale.
Original, mais classique pour une voiture des années 1980, surtout lorsqu’elle vient du Japon. Mais il y a mieux : autour du bloc compteur, à portée de mains, les commandes de la climatisations (à gauche) et de l’ordinateur de bord (à droite) se composent d’élégants boutons effleurants, aux indications rétro-éclairées, semblent avoir été prélevé sur un computer ou sur une chaine hi-fi haut de gamme contemporaine. Tout ce petit-monde est complété par bloc de temoins d’alertes curieusement positionné entre le volant et la console-centrale.
L’équipement le plus exquis est sans doute l’autoradio de la voiture, qui occupe toute justement toute cette console centrale, avec notamment une authentique platine cassette à chargement à plat, comme le bon vieux magnétophone de votre prof d’anglais au collège, accompagné de sa ribambelle de boutons, et d’une radio à affichage analogique vertical. Beau comme une mini-chaine TEAC.
Bien sur, tout ce petit monde n’est disponible que sur les versions japonaises – et semble t-il sur les versions US – alors que nous, pauvres européens, devront nous rabattre sur des versions abâtardies dépourvus de ce splendide auto-K7. Qu’à cela ne tienne, dans sa version coupé, la Mazda 929 est une voiture suffisamment originale pour que l’on la considère avec un œil neuf – d’autant plus que sa valeur actuelle est au ras des pâquerettes.
