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De retour du Gabon, où il a réalisé un périple épique en moto, Franck nous rapporte ces quelques clichés du paysage automobile local.

Au Gabon, les japonais règnent en maître. Patrol, Pajero, Land Cruiser, Hi Lux, L200 pullulent en ville comme en brousse. Les Gabonais ont compris depuis longtemps que ces autos étaient sans équivalents. Un mélange d’aptitudes tout terrain et de robustesse alliées à une disponibilité des pièces et un savoir faire local dus à l’implantation africaine des constructeurs nippons depuis les années 1970.

L’exception c’est le Classe G de Mercedes qui équipe l’armée, la gendarmerie et les pompiers et qui peut se targuer de capacités de franchissement supérieures. Ici on sait bien que les gros 4X4 allemands, ML, X5, Cayenne ou Touareg, nombreux dans la capitale Libreville, ne sont que des véhicules urbains qu’il ne fait pas bon emmener en brousse, là ou la piste est cassante, les bourbiers nombreux et les mécaniques misent à très rude épreuve.

Le réseau routier principal gabonais est très correct et le bitume « grignote » progressivement la latérite. Mais dès que l’on en sort, les pistes sont sans doute parmi les plus cassantes qui existent. Le climat équatorial, et ses 100% d’humidité, détruit les efforts des hommes qui essaient d’entretenir les routes. Le combat contre cette nature à l’énergie fantastique est perdu d’avance. Tout cela use le parc automobile gabonais qui vieillit mal. Il est d’ailleurs quasi impossible de trouver des véhicules antérieurs aux années 1980. La notion de voiture de collection n’existe que peu. C’est bien dommage car certains modèles mériteraient sans aucun doute d’être préservés.

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