Les premiers émois automobiles sont très souvent virtuels. Et pour nombre d’entre nous, les titres phares de nos consoles furent l’occasion de découvrir les automobiles sportives japonaises. Celles-ci n’étaient alors disponibles, le plus souvent, que sous forme de pixels. Désormais, nous avons grandi, et la place dans notre garage est nettement moins logeable que l’espace disponible sur une carte mémoire. Pour faciliter les arbitrages, nous avons donc sélectionné cinq spots cars japonais au volant desquels vous n’aurez pas l’air d’un geek.
Toyota Celica Mk.I :
Avant de briller en rallye aux mains d’Auriol, Sainz et Kankkunen, la Celica a connu de multiples apparences. Tantôt anguleuse, tantôt ronde, elle témoigne des codes esthétiques des époques qu’elle traverse. Lors de son lancement, en 1970, la Celica s’inspire naturellement des icônes de l’époque – les muscle car – mais en adaptant leur échelle. Le mimétisme avec la Mustang fastback est particulièrement visible lors de l’apparition de la variante liftback de la Toyota. Ce qui pourrait s’apparenter à un manque d’inspiration fait à notre sens le charme de cette auto : c’est une Dinky Toy que l’on peut conduire. Seul regret, l’épatant concept RV 1, dérivé de la Celica n’a pour sa part jamais vu jour.
Mazda MX5 :
Les constructeurs japonais nous ont depuis longtemps habitué aux best-sellers, parfois pour le pire, avec l’inusable Corolla, mais aussi pour le meilleur lorsqu’il s’agit de la MX5 (Miata, Eunos… comme il vous plaira tant que ce n’est pas Mimix). Best-of remasterisé des roadsters qui faisaient la joie de nos parents, elle a tout ce qu’il faut et rien de plus : Une ligne simple et élégante, un petit 1600 cm3 double arbre, deux places et un toit en toile, le tout pour moins d’une tonne. Pour l’avoir vue à l’œuvre sur 1500km de routes alpines, cette Mazda impressionne bien au-delà de sa modeste fiche technique. On peut vous l’assurer, ces surprises là sont vraiment les meilleures.
Honda NSX :
Le premier contact visuel avec la NSX ne laisse aucun doute sur sa stature de supercar, typique des années 90. A ces rivales européennes, la Honda oppose un culte obsessionnel de la technologie, qui profitera principalement à sa réputation d’auto «facile à vivre». Quinze ans plus tard, les orientations de la NSX marquent encore le patrimoine génétique des Nissan GT-R et Lexus LFA. Nettement moins geek que ses héritières, la Honda doit son salut à quelques rencontres : mise au point sur les bons conseils d’Ayrton Senna, elle inspirera Gordon Murray pour le développement de la McLaren F1.Difficile de faire plus cool pensez-vous ? C’est oublier qu’elle fût le véhicule de fonction d’un personnage dont seule la classe peut égaler l’efficacité : Winston Wolf!
Subaru Impreza GT Turbo SW :
…Et on insiste sur le SW (contrairement à ce que pourrait laisser croire l’illustration ci-dessus)! Ces deux lettres font toute la différence entre un « boy racer » cent fois essorée entre la Porte de Clignancourt et la sortie Garonor, et la quintessence de l’automobile performante et polyvalente. Nous ne cachons pas vraiment notre goût pour les breaks sportifs, mais ici l’intérêt de cette carrosserie n’est pas tant dans ce qu’il montre mais plutôt dans ce qu’il cache : Quatre roues motrices, et plus de 200 chevaux délivrés par le boxer turbo. De quoi rejoindre les cimes enneigées des Alpes tout en emportant passagers et bagages, sans que personne n’ait à savoir que vous y prenez du plaisir.
Mazda Cosmo-Sport 110S :
N’ayant su choisir entre l’originalité stylistique et mécanique, la Cosmo-Sport incarnera les deux. Sa ligne s’inspire tour à tour des roadsters britanniques et des coupés américains de l’époque. L’ensemble paraît issu d’une bande dessinée de science fiction, et devrait vous faire perdre vos derniers a-priori sur l’allure insipide des autos japonaises. Le moteur rotatif Wankel, devenu depuis la marque de fabrique des sportives Mazda, s’intègre parfaitement à ce tableau futuriste et décalé. Certes, une Toyota 2000GT ou encore une Nissan 240Z ne manquent pas d’élégance, mais au Blenheim HQ nous aimons trop le panache pour ne pas leur préférer la Cosmo-Sport.
Texte: Alasdair

Les commentaires
Excellents choix comme toujours
tu as oublie les vieilles Nissan Z…
@ClaudioM: Oubliées pas tout à fait… Je fais référence aux Fairlady, mais un top 5 suppose de faire des choix.
ok, I see it now how about a top seven then? you can then add Z and T2000
J’aurais également plus vu une 2000GT ou une 260Z (que je préfère d’un rien à la 240: lignes un peu moins pure mais pas encore alourdies, middle-age quoi) qu’une “Scubi” qui vous classe automatiquement en aspirateur à pandores..;
Sinon, pour ce qui est du pedigree de la NSX, on peux ajouter la participation de Monsieur Paul Frère au développement de ses versions les plus pointus…
Je suis loving le Mazda Cosmo…et Celica Mk1 est 70s style Japonais par excellence…
Mais, je crois le choix d’un vrai ‘GT Man’ est le 60s Toyota GT 2000
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