Formant une immense impasse, la Vallée du Giffre est fermée côté est par l’impressionnant cirque naturel de Sixt-Fer-à-Cheval. Pour ce qui est de la route en revanche, l’itinéraire de fond de vallée est à laisser aux camping-cars : un détour par les cimes s’impose pour profiter du calme et des panoramas.

La route

Au départ de Samoëns, la D354 est le meilleur moyen de prendre rapidement de la hauteur. Celle-ci démarre quasiment en centre ville, au milieu des chalets de bas alpages, et hormis quelques lacets sympathiques, les premiers kilomètres de l’ascension sont plutôt paisibles. L’entrée dans une zone plus boisée marque le début des choses sérieuses : à partir de là, chaque épingle s’ouvre sur un nouveau mur de bitume, plus raide encore que le précédent, et ce jusqu’au Col de Joux Plane. Prévoyez du couple ou – à défaut – une belle agilité avec la commande de boite. Une fois en haut, les arbres disparaissent. Vous êtes à 1700 mètres d’altitude et il y a même un petit lac pour la carte postale.

Ne vous attendez pas à croiser grand monde sur le chemin, mais méfiez vous tout de même si la route semble trop déserte : il se peut que la liaison vers Morzine soit fermée, même en été. Si tout va bien, donc, la D354 débouche dans le centre de la station (via le Col du Ran Folly) d’où il faudra gagner le versant opposé. Là se trouve la D328, sinueuse et dont le cadre quasi-campagnard offre une rupture inattendue avec les montagnes environnantes.

Le passage du Col de l’Encrenaz – bien que discret – s’accompagne par le retour progressif de paysages plus alpins. La jonction avec la D308 arrive peu de temps après : la route s’élargit, les épingles reviennent… et la cadence, un peu tranquille jusque là, s’en ressent du même coup. Arrivé à la station de Praz de Lys, la dernière montée jusqu’au Col de la Ramaz s’effectue sur une portion à flanc de coteau, dont la trajectoire parabolique vous assure une visibilité parfaite. L’amorce de la descente, amène son lot de roches nues et de routes abritées. C’est le moment de marquer une halte : les perspectives sur la vallée et les massifs environnants sont particulièrement dégagées dans ces derniers kilomètres.

En bas, le retour au point de départ par la vallée ne nécessite pas de faire une longue liaison autoroutière, ce qui est appréciable dans la région. La boucle complète doit durer deux heures et vous maintient à bonne distance des accès les plus empruntés pour rejoindre les stations, ce qui devrait vous assurer de passer un bon moment.

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Comment vous y rendre ?

De l’ouest (Genève) vous n’aurez pas vraiment d’autre choix que la D907 au départ d’Annemasse, auquel cas, mieux vaut emprunter l’itinéraire dans le sens inverse pour terminer à Samoëns. En revanche, en arrivant du sud (Annecy), il est possible de rejoindre Cluses et Taninges par le Col de la Colombière, ce qui vous laissera le temps de vous acclimater à l’altitude.

La voiture parfaite : Porsche Boxster S (986)

Pour être à l’aise sur les petites routes de montagne, mieux vaut choisir une voiture dont le gabarit ne viendra pas vous handicaper. Et puis, entre nous, 250 chevaux seront suffisants pour vous divertir sans craintes sur un tracé de ce genre. En revanche, rouler capote baissée pour sentir l’air se rafraîchir à mesure que l’altitude augmente nous semble nettement plus important. Vue comme ça, la Boxster S est sans doute la voiture dont vous allez tirer le meilleur parti dans ce contexte.

PORSCHE BOXSTER S (986)