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Évoquer les soirées TGV a réveillé des souvenirs appartenant au millénaire dernier, souvenirs de nuits insouciantes. Portés par une boulimie de nouveauté et par l’envie de braver librement les interdits imposés par notre éducation, nous avons consommé parfois avec excès les nuits parisiennes. Les flyers ultra flashy sont au cœur ces souvenirs, ils sont pour l’impétrant le passe-porte incontournable pour la soirée tant convoitée, puis ils deviennent un élément de mesure de son inclusion pour finir aujourd’hui en madeleine. Ils sont le témoignage d’une époque frénétique où la nuit était juste un plaisir.

Je tente de mettre de l’ordre dans les souvenirs de cette époque ou jeune étudiant tentant d’être modèle le jour, je découvrais ébahi et séduit ce monde nocturne, ses codes, ses personnages, pour finalement en devenir familier. Un monde par lequel on se faisait happer, consentant. Deux vies s’enchainaient, s’entrechoquaient, l’une faite de cours et de colles, l’autre de house et de stupre. Il fallait réussir à conserver le fil de sa vraie vie tandis que d’autres finissaient par n’avoir plus qu’une seule vie, nocturne.
On vacille, on s’habitue, l’habitude vire au mécanisme. Les soirées s’enchainent, on perd l’excitation. Les sorties s’espacent et l’impression que l’âge d’or est derrière nous grandit.

À suivre…

texte : J.Oscar