Si le marché japonais fut riche au début des années 90 en kei-cars plus étranges les unes que les autres, peu peuvent prétendre au statut prestigieux de Blenheim Car. L’Autozam AZ-1, à la carrière météorique, en fait partie. Voici pourquoi.
Peu d’autos ont une genèse aussi compliquée que l’AZ-1. Née dans les bureaux d’études de Suzuki, elle prendra d’abord la forme d’un concept de salon, roadster assez abouti, la RS/1, qui deviendra ensuite RS/3 avant d’être abandonné au profit de la Capuccino. Flairant le bkn coup, les designers de Mazda – ceux-là même qui signèrent la MX-5 – récupéreront le bébé, reprendront l’esthétique de zéro et ne présenteront pas moins de 3 concepts AZ-550 Sports au salon de Tokyo 1989.
Le premier, le Type A, est quasi identique au modèle définitif, à l’exception de phares pop-ups abandonnés en route. Tout le reste sera conservé : portes papillons, moteur central arrière, prise d’air latérales à la Testarossa… Le deuxième, le Type B, se veut plus radical, à l’image peut-être des voitures de rallyes du même nom. Grands phares fixes, toit trapézoïdal, dépouillement intérieur extrême, c’est la version bestiale de la première.
Vient enfin la Type-C, qui comme son nom l’indique est grimée en une clownesque mini groupe C, reprenant même la décoration officielle des voitures engagées alors par Mazda. Grotesque, mais rétrospectivement assez attachante.
Las, seule la première donc sera construite en série, mais comme on l’a vu elle est suffisamment atypique pour nous consoler. Bizarrerie de plus, elle est commercialisée sous une nouvelle marque, Autozam, destiné à écouler les minis-voitures Mazda, si possible développée par d’autres constructeurs. Pourquoi faire simple ?
Sous le capot se cache le 657 cc turbocompressé de la Mazda Carol qui développe 64 chevaux. Un beau rendement, et des accélérations vigoureuses pour la petite auto qui ne pèse que 720 kg. À la manière d’une Smart, les panneaux de carrosseries en résine sont amovibles, ce qui permet de déshabiller intégralement le châssis et ainsi de changer facilement – en théorie – de couleur de caisse.
À noter, enfin, que l’Autozam sera aussi vendue au compte-goutte par Suzuki, sous le nom de Cara. Ce qui ne dopera pas bien ses ventes catastrophiques : à peine 4392, soit 7 fois moins que ses concurrentes directes, en faisant aujourd’hui la plus rare des kei-car sportives. Raison de plus pour craquer dessus… si jamais vous en trouvez une !



Les commentaires
Assez rare en effet. Jamais vu une a Paris
Les exemplaires qui ont quitté l’île restent anecdotiques, en homologuer serait un vrai parcours du combattant mais heureusement,à chaque modèle son lot de passionnés acharnés.
Encore plus exclusives, les versions Mazdaspeed ou revisitées par le préparateur RE-Amemiya spécialiste Mazda.
Il y en a une (accidentée) dans une casse a Northampton, UK
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