
Fuir, vite. Car dehors le soleil est là !
On descend d’abord chercher un peu de carburant. Surprise… une pompe au pistolet bleu ! Serai-je en train de rêver…du Super ? Du vrai ? Au plomb ? Allons bon… même pas au potassium… la pompe est a sec.
Aujourd’hui nous avons un objectif : Cannes. Par la N7. Un bref regard au paysage et à la carte me donne des envies d’infidélité d’entrée de jeu. Ce gros caillou s’appelle la Montagne Sainte Victoire et la route est belle sur le papier. Ce genre de signe ne trompe pas :
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On traverse Aix, fissa, l’hôtel était trop loin pour le petit déj en ville.

Puis rapidement c’est le paradis sur terre. La route est étroite, serpente, et épingle. Les paysages changent tous les kilomètres. De temps en temps, un cycliste trompe la mort se reflète dans les flancs de la béhème. Premier col avalé.

Puis c’est la pampa.


Puis la descente vers Pourrière. Hallucinante. 7 kilomètres, une trentaine d’épingles taillées entre deux murs de roche, séparées par 10, 20 voir – parfois – 30 m de ligne droite. L’impression d’être engagé dans un toboggan de l’aquaspash.
Puis c’est la nationale 7. Toujours le même plaisir.
Arrêt déjeuner au Luc en Provence. Le Bib gourmand s’appelle ici le Gourmandin. Ambiance provençale. Peu aventureux mais savoureux. Le cadre pittoresque de prête à la contemplation du voyageur vacancier. Brandade de Morue. Soupe de fraises. Et d’autres choses.


La route continue et l’on n’attends plus qu’une chose : Fréjus et la massif de l’Esterel. Le trafic dense inquiète. Pas longtemps, à force de ronds point les derniers obstacles disparaissent en même temps que la civilisation. C’est parti pour 25 kilomètres indécents. Les paysages sont grandioses, la route aussi. Et ça se sait. Motards et rallymen en savonnette tuning sont là. Laisser passer, s’arrêter, regarder le paysage, et repartir.
Bonus stage : on crois que c’est fini … puis ça repart de plus belle en super G vers Cannes.


Premier passage sur la Croisette pour flâner et arrêt à la pointe, livre en main, pour trouver où dormir. Au Carlton, seules les chambres supérieures sont encore disponibles, et c’est un tantinet immoral. Le guide recommande le 3.14… essayons…
Le 3.14 est un hotel qui appartient à la même famille que la Murano ou le Kube à Paris. L’ambiance sera donc familière à certains. Le concept est simple : 5 étages, 5 continents, 5 ambiance. Pour ma part je suis en Océanie. Peut-être la plus sobre. Peut-être la plus reposante.



L’occasion pour moi de m’adonner à mes jeux préférés en hôtel :
– Prendre des bains moussant à ras-bord plusieurs fois par jour.
– Se photographier dans les miroirs de la salle de bains.
– Utiliser le room service pour les petits dejs continentaux.
Mais nous n’en sommes pas encore là. Pour le soir direction Antibes par le cap du même nom, afin de se rappeler quelques souvenirs de cette ville ou j’ai passé un été fort agréable il y a quelques années. Le cap, désert, en est encore plus impressionnant. Les murs des propriétés interminables, les grilles laissant percevoir de luxuriants jardins… et l’impressionnant hôtel Eden Roc, clos annuellement, participant ainsi à l’ambiance de ville fantôme.
Dans le centre de la vieille ville, même hors saison, impossible de se garer. Je l’apprends à mes dépends. Je m’arrête au Sucrier, petit restaurant agréable mais sans histoires. Quasiment introuvable par contre, dans le labyrinthe des rues piétonnes.

j’aime beaucoup cette série d’articles.
Très bonne ambiance, aussi bien dans le texte que dans les photos.
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