
Sans doute ne suis-je pas le seul.
Nous avons tous, je crois, à un moment ou à un autre, fouillé dans notre mémoire à la recherche des premiers souvenirs marquants de l’enfance.
Chaque fois que j’essaie de remonter à la source, il y a deux images récurrentes comme une persistance rétinienne. C’était vers 1975, j’avais 3 ans.
Je me revois assis sur le siège arrière en skaï de la Capri RS jaune de mon père, la route tortueuse d’Isola défile par la vitre latérale en demi lune.
Et puis il y a cette deuxième image…
…Tous les jours après l’école le bus n°5 m’emmène chez ma grand-mère. Sur le boulevard Saint Roch, garée toujours au même endroit, il y a cette curieuse voiture orange qui magnétise mon regard d’enfant par la fenêtre du bus. Elle ressemble à la voiture du feuilleton UFO qui passe à la télévision…Mais mon père m’apprend que c’est une Alfa Romeo Montréal.
15 ans plus tard, mi affligé mi amusé il assistera impuissant au début de mes pérégrinations automobiles. Il fit preuve de mansuétude, il était lucide, je ne faisais que reproduire le schéma nourricier.
Enfant je l’avais suivi quand il écumait l’arrière pays à la recherche d’avants -guerre…C’était la frénésie des « sorties de grange », on roulait en Delage, ça m’avait paru normal.
Je devais avoir 5 ans aussi lorsque je l’ai vu construire une Sirocco noire, déchromée et équipée de jantes BBS de Bmw 323i, en greffant l’avant d’une Sirocco choc arrière sur l’arrière d’une Sirocco choc avant. Cela m’avait paru normal.
Plus tard je n’avais pas moufté dans la Ritmo Abarth à l’assaut de la grande corniche : « regarde elle prend 8000 tours ! », ça m’avait paru normal.
Alors la suite était programmée, que pouvait il attendre d’un rejeton qui, les Samedi ou il n’y avait pas école, était livré à lui-même dans le parc d’une casse plutôt que dans le bac à sable d’un jardin public…
Vers 1990, les couillonnades ont donc commencées, avec l’apprentissage de la conduite au volant de la R19 16 soupapes familliale. Permis passé, j’ai hérité d’une Fiat 126, tout comme mon ami d’enfance et complice de toujours, qui l’a immédiatement repeinte en gris metalflake…à la bombe.
Tout s’est alors enchainé.
texte et photo : Napoleon Solo

Les commentaires
Dear gang!
Please can I be in touch with Ian Alexander?
I would like to ask him something about an image
Best regards,
Victorrrrrrrr
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