Conduire une vrai classic car, un roadster anglais des années 1950, cela faisait bien longtemps que cela ne m’était pas arrivé – et à vrai dire ça me manquait un peu. Alors quand Jean Lathière, le fondateur du Paris Automobile Classic Club m’a contacté pour me prêter sa Triumph TR3A, je n’ai bien sur pas hésité longtemps.
Me voilà donc dans le repère souterrain du PACC, au premier sous-sol d’un parking des années 1950 ou 60, situé rue de la Paix. L’ambiance de l’endroit oscille entre celle d’un garage désuet et le labo secret de Q. Jean m’explique que ce parking était destiné, à sa construction, aux riches clients des boutiques de joailleries environnantes. Ils déposaient ici leurs véhicules, que des voituriers descendaient ensuite dans les étages, à l’aide de deux ascenseurs. Il a d’ailleurs soigneusement conservé les interphones d’époque, histoire de donner une touche encore plus décalée au lieu.
Pas question de sonder les entrailles du parking, « ma » TR3A m’attend, sagement garée entre la MG A et la Ford Mustang que le PACC met également à la disposition de ses membres. Après les explications d’usage, Jean me laisse la clé et part interrompre le trafic, en haut de l’abrupte rampe qui me fait face. Démarrer une voiture inconnue, sexagénaire, et avaler deux étages en ligne droite pour tenter directement de s’insérer dans la circulation parisienne… Il y a plus simple comme entée en matière. Ne vaudrait-il pas mieux qu’il maltraite l’embrayage à ma place ? Ma principale expérience de ce genre d’autos fut un voyage en Jaguar XK120 et je suis encore traumatisé par le maniement de la boite Moss. J’ai peur que mon décollage ne se transforme en un calvaire aussi pénible qu’honteux. « Pas question, elle est à toi maintenant. Tu verras, ce n’est pas si difficile ». J’ai du mal à le croire.
Je m’installe donc dans la frêle voiture, et referme la minuscule portière. Pas le temps de détailler l’habitacle, je tourne la petite clé (visiblement tout est réduit sur cette voiture), presse le démarreur le temps que le 4 cylindres s’ébroue dans le traditionnel bruit de machine à coudre des moteurs en ligne anglais. Je passe la première avec le tout aussi frêle levier de vitesse et… j’avale la montée sans la moindre hésitation. Tiens, cette TR3 serait elle facile à conduire ?
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LE VERDICT DU GANG
TRIUMPH TR3A
Fiche technique & bilan
On a beau être dithyrambique à son sujet, reste un point qui nous fâche avec la TR3 : c’est une voiture trop évidente, celle que l’on achète pour avoir LE roadster anglais. Un choix pas vraiment teinté d’originalité. Pour être parfaite, il lui manque un côté bizarre. Oui, nous sommes tordus ; et vous aussi, vous le savez bien.
- VISUAL ATTRACTION
- 9 / 10
- MECHANICAL THRILLS
- 6 / 10
- HANDLING
- 5 / 10
- CLASSIC APPEAL
- 10 / 10
- BLENHEIM GIRL PULLING ABILITY
- 10 / 10
- BLENHEIM FACTOR
- 8 / 10




Les commentaires
Une auto vraiment génial qui donne le sourire à tous ceux qu’on croise ! J’ai eu la chance de conduire celle-ci grâce au Paris Automobile Classic Club également, j’ai passé une journée inoubliable. Un vrai rêve d’enfant que le PACC permet de vivre très simplement ! Je recommande chaudement !!!
Pourquoi la mention « publi-communiqué » n’apparaît elle pas en haut de cette article ? Tout comme le commentaire de Bolla..
Parce que ça n’en est pas un. Une autre question ?
C’est quand même un autre monde, un autre espace-temps, que de conduire une vielle Triumph … On ressent le plaisir à travers vos lignes. Et ça, àa fait plaisir !
[…] très détaillé de notre Triumph TR3. http://www.blenheimgang.com/paris-automobile-classic-club/ http://www.blenheimgang.com/triumph-tr3a-blenheim-test/ http://www.blenheimgang.com/ .pdf […]
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