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A wraith, man! A ghost! An evil spirit and it ain’t cool!
1986, Arizona. Les filles sont belles et les garçons sont mal coiffés. Packard (Nick Cassavettes) et son gang de voyous sont les rois de la route, terrorisant les conducteurs trop bien motorisés avant de mettre la main sur leurs voitures. Les autorités locales ont baissé les bras face à leurs agissements et rien ne semble plus pouvoir les arrêter.
A moins que cette mystérieuse voiture noire qui rôde depuis quelques temps autour de la bande ne vienne changer la donne. D’autant que Packard a un autre problème : Jake (Charlie Sheen), ce beau motard récemment arrivé en ville, semble très intéressé par Keri (Sherilyn Fenn), la sublime jeune femme qui refuse ses avances depuis toujours.
The Wraith (Phantom en VF) est le genre de film qu’un scénariste tiré d’un livre de Brett Easton Ellis aurait pu écrire. Un scénario ridicule, des méchants grimaçants, une voiture de rêve, la petite touche SF, et quelques jeunes femmes légèrement vêtues : tout est prêt pour appâter l’adolescent boutonneux des 80′s. On emballe le tout dans un partenariat avec un constructeur automobile pour faire rentrer un peu de sous dans les caisses (même la mystérieuse voiture justicière, censée ne pas être de ce monde, est frappée du logo de la marque) et on laisse le charme opérer.
Car oui, malgré sa condition indéniable de film de série B, The Wraith est un film plein de charme. Les voitures, les vêtements et surtout la musique sont un régal pour qui aime les années 80. Quel film peut se targuer d’avoir à la fois Ozzy Osbourne, Mötley Crüe, Billy Idol, Robert Palmer et Bonnie Tyler sur sa bande originale ? Aucun à ma connaissance, et croyez-moi ça fait toute la différence, surtout quand on compare The Wraith à certains films de la même époque, qui n’avaient à proposer aux spectateurs que des BO composées à la va-vite sur des synthés Fairlight CMI de deuxième main.
Et puis il y a les acteurs. Charlie Sheen dont le jeu est déjà à l’époque celui qu’il a de nos jours : cabotin, charmeur, tout sauf sérieux, donc parfait pour un teen-movie. Randy Quaid, éternel second rôle d’Hollywood, idéal pour le rôle du sheriff teigneux. Et surtout Sherilyn Fenn qui incarnera quelques années plus tard Audrey Horne dans Twin Peaks et qui illumine le film dans son rôle de demoiselle en détresse.
Mais la vraie star du film c’est la voiture. Là où l’équipe de The Wraith aurait pu se contenter de maquiller une voiture de grande série au risque d’en faire un véhicule ridicule, il a été choisi d’utiliser un vrai bolide d’exception : la Dodge M4S.
Ce prototype – initialement destiné à être un PPG Pace Car, comme le fût la Renault 5 Turbo PPG dont nous vous parlions il y a quelques temps-, légèrement retravaillé pour le film, vole littéralement la vedette aux autres voitures du plateau (ainsi qu’à certains acteurs). Il propose d’ailleurs des performances respectables pour l’époque : parfaitement roulant il était motorisé par un petit 2.2L fabriqué pour l’occasion et développant 400 chevaux capables de pousser la bête à plus de 310 km/h.
Une petite perle donc, un peu compliquée à trouver en DVD en France, mais idéale pour savourer quelques pop-corns entre deux épisodes de K2000.
Texte : Maciej













Les commentaires
A regarder si on est capable de supporter les pires séries Z, je l’ai fait, il y a une petite culture auto qui ressort dans le film, ça se laisse voir surtout pour rire entre amis entre calamari wrestler et turkish star wars ^^
Calamari Wrestler et Turkish Star Wars, je vous trouve un peu dur avec ce pauvre The Wraith, MasterLudo. Mais vous avez raison : il vaut mieux avoir le coeur bien accroché et une tolérance élevée à la nanardise avant de s’y risquer.
Sherilyn Fenn m’évoque la série Rude Awakening avant Twin Peaks !
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