Il est comme ça, Pierre, il faut que toutes ses autos soient plus basses, avec des roues plus grandes. Tout le monde ne peut pas comprendre cela, mais j’apprécie son bon goût qui fait que, même dans l’excès, l’ensemble reste toujours cohérent. Alors quand il m’a demandé d’ouvrir la grille du garage pour lui donner un coup de main, je n’ai pas hésité une seconde.

Les jantes sont aussi baroques que superbes et, croyez-le ou non, étaient au catalogue d’accessoires de BMW à l’époque. Pas de fautes de goût, je vous avais prévenu. Mais il fallait rabaisser, et aussi élargir pour laisser un peu de place aux combinés filetés. Alors on a élargi (pas que les voies, d’ailleurs), et on a rabaissé. Enfin, « on »… Pierre a fait, moi j’ai appris. Et puis nous nous sommes lavés les mains, avons rangé les outils et les crics, et enlevé nos combinaisons de mécanos. Pierre a si bien travaillé que 3 minutes plus tard, la E36 se posait doucement sur son berceau moteur, dans les premiers mètres de la première rampe du parking. Six étages à descendre et les roues avant effleuraient deja à peine le sol. On recommence !