Qu’est ce qui se passe lorsque l’on crée une voiture de route autour du moteur de moto le plus puissant du marché ? Voici une question que les ingénieurs de Suzuki se sont posée.
Le principal problème des voitures destinées au trackdays, c’est sans aucun doute leur apparence. La KTM X-Bow semble rescapée d’un accident, la Caterham Seven donne l’impression de ne pas avoir été terminée à l’usine, alors que tout laisse à penser qu’il faille enfiler un HANS avant d’aller chercher sa baguette de pain au volant de n’importe quelle Radical.
Il n’en a pas toujours été ainsi. Dans les années 1960, on pouvait acheter et conduire des voitures prêtes pour la compétition sur route ouverte, des voitures qui ne ressemblaient pas forcément à des modèles de course, et qui ne s’embarrassaient pas des compromis des prétendues « stradales » actuelle. La dernière Porsche GT3 est évidement une chouette auto, mais n’est-il pas un peu étrange de rouler sur circuit avec un bolide équipé du Bluetooth ?
Suzuki Sport a créé en 2001 la Formula Suzuki Hayabusa, un championnat éphémère de monoplaces motorisées par, vous l’avez deviné, l’incroyable moteur 1,3 l de la moto Hayabusa. Les ingénieurs de la marque se sont ensuite sans doute demandés à quoi ressemblerait une voiture de route équipée de la même mécanique.
Ils la dévoilèrent au salon de Tokyo 2002 : un petit coupé appelé Suzuki Hayabusa Sport. Les informations sur cette voiture sont rares mais, heureusement, la page Internet de la voiture est toujours en ligne, et permet de découvrir les six objectifs donnés à ce concept : « Un poids super léger, un équilibre parfait des masses sur les quatre roues, un centre de gravité bas, des masses non suspendues allégées, en empattement court et une portance négative
La Hayabusa Sport ne pesait que 550 kg et était motorisé par le 1,3 l de la Hayabusa développant 175 ch à 9 800 tr/min. Côté technique, on note une transmission séquentielle à 6 rapports, un châssis cadre en acier, une carrosserie en carbone, une suspension indépendante à double triangulation sur les quatre roues, et, bien sur, quatre freins à disques.
Le Cx affiche une valeur de seulement 0,29 alors que la carrosserie génère un appui conséquent – comme indiqué dans le cahier des charges. Même si Suzuki n’est pas avare en informations techniques, je n’ai pas réussi à trouver le moindre chiffre de performances nulle part. Je me demande bien comment elle pourrait rivaliser avec les ténors actuels du genre…
Même si son nez de Panoz évoque la compétition, je pense que dans une teinte plus discrète, la Hayabusa Sport passerait dans le trafic pour un petit coupé aux performances modestes, et son conducteur pour tout sauf un représentant de Monster Energy Drink.
Bien sur, Suzuki n’a jamais envisagé la commercialisation de ce petit coupé radical à moteur central-avant et à plancher plat ; ce qui est vraiment dommage, vous ne trouvez pas ?








Les commentaires
Super 7 cars au Canada adapte le 1300 dans la 7 et ça donne 3.23s au 0-100… http://www.super7cars.com/files/09Hayabusa.pdf
Très dommage, on as perdu une VRAIE bonne sportive routière adepte du track day, pouvant rentrer ensuite par ces memes routes!!!
J’achète de suite.
Je roule en GSXR 1000, la seule sportive avec laquelle on peut sortir en ville, tailler la route et tourner sur piste sans RIEN modifier ou presque (les pneus ?). Et passer les 200 000 bornes en en prenants soin
La 1340 Hayabusa est moins polyvalente (en ville et sur piste, oups…). Mais son moteur est dément.
Cette midget (tiens…) est un peu la « Gex » sur quatre roues, avec le coffre et le couple nécessaires pour digérer la masse et les deux roues… de trop.
Bravo aux ingénieurs d’Hamamatsu d’avoir fait ce que même Lotus ne sait plus faire !
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