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You can never go fast enough.
Contemporain de Vanishing Point il y a Two Lane Blacktop (Macadam à deux voies), trop souvent oublié car beaucoup moins acclamé.

James “you got a friend” Taylor et Dennis Wilson, batteur des Beach Boys, y jouent deux jeunes hommes taciturnes aux commandes d’une Chevy One-Fifty sérieusement trafiquée, passant leur vie sur la route, en quête permanente de la prochaine course. On ne saura pas ce qui les a mené à cette vie, ni ce qu’ils cherchent exactement : il sont là, ils font partie de cet asphalte qui remplit leurs vies, cela ne les rend ni heureux ni malheureux, mais ça leur suffit, faute de mieux.

Au cours de leur périple ces deux créatures silencieuses croiseront la route d’une jeune femme à la dérive, Laurie Bird, et d’un quadragénaire bavard, Warren Oates, sympathique mythomane ré-écrivant sans cesse sa propre histoire.
Ces quatre âmes perdues trouveront-elles ce qu’elles cherchent ? Cherchent-t-elles seulement quelque chose ?

Le célèbre journaliste automobile Brock Yates déclarera quelques temps après la sortie du film qu’il s’en était en partie inspiré pour organiser les Cannonball Baker Sea-to-Sea Memorial Trophy Dashes, plus connus sous le nom de Cannonball Runs. Ces courses bon enfant traversèrent les Etats-Unis à quatre reprises entre 1971 et 1979 et étaient une manière pour leurs participants de savourer, à la manière des personnages de Two Lane Blacktop, la liberté que l’on pouvait ressentir derrière le volant d’une voiture sur les routes américaines.

Mais la comparaison s’arrête là car si les Cannonball Runs furent des événements joyeux et bruyants, Two Lane Blacktop est au contraire silencieux, calme et étonnamment lent. Certains le trouveront certainement ennuyeux tant la narration tend à disparaître au fur et à mesure que l’on avance dans le film et pourtant c’est ce qui le rend unique, beaucoup plus puissant que Vanishing Point et, à mes yeux du moins, essentiel.



Texte : Maciej

Sans aucun doute mon film automobile préféré.
Ambiance lente d’un film des 70′s, entente sans mots entre le pilote et son mécano, une bande sonore qui fait part aux vrais sons automobiles, le nirvana.
Pas loin de la perfection même si certains s’impatienteront devant, heureusement il leur reste fart & hideous 8.
“Fart & Hideous 8″ j’adore!
Un film que j’ai toujours trouvé étrange, il est vrai que le rythme lent y est peut être pour quelque chose, tout comme le personnage mythomaniaque de GTO.
La légendaire Chevy 150 par son côté démoniaque (il faut dire qu’elle possède un 454ci…) et délavé me fait penser au Peterbilt du film Duel.