Gabriele est un lecteur milanais du Blenheim Gang, qui a le bon goût de rouler en MG Midget. Il nous raconte ici sa relation avec sa voiture.
Dans les années 70 mon père a couru en Formule Monza ; il s’agissait de machines légères, avec une carrosserie en fibre de verre, des moteurs 1000 cm³ préparés, économiques et assez rapides. Après avoir percuté un garde-corps, il fut hospitalisé plusieurs semaines : la fin de la décennie coïncidait avec la fin de la compétition automobile à la maison Ferraresi, pour un long moment
La MG Midget que je vous présente est à moitié à mon père et à moitié à moi, depuis 2009. C’est une Midget mk I, la première série, construite en 1961 et immatriculée en 1963. Née avec un moteur de 950 cm³ (le même que sur les Mini, d’environ 45 ch), une boîte de vitesses à quatre rapports avec première non – synchronisée, quatre freins à tambour et un poids total de 650 kg. Aujourd’hui son moteur est un 1000 cm³ préparé, avec un carburateur Weber double-corps de 40 mm, une culasse usinée, un échappement refait, des freins à disque à l’avant, des suspensions entièrement refaite, une barre anti-roulis à l’avant, etc.
Des propriétaires, elle en a eu d’autres, dont Edoardo Vianello, un chanteur italien de twist des années 1960, qui fut chez nous numéro 1 des ventes à l’époque ou François Hardy et Johnny Hallyday faisaient danser les français. Puis, en 1979, le père d’un de mes amis l’échangea contre sa Lancia Flaminia Touring Superleggera.
Comment définir la Midget ? Un un mot : extraordinaire. C’est préférable d’éviter de l’utiliser pour les trajets quotidiens, mais comme voiture pour le week-end, c’est un rêve. Bien sur, il faut composer avec la technologie d’une auto conçue et assemblée il y a plus de cinquante ans. Le passage entre le premier et le second rapport n’est pas synchronisé, ce qui se révèle cauchemardesque dans le trafic milanais, où le moteur à souvent tendance à chauffer, et moi à prier pour réussir à prendre un peu de vitesse pour gaver d’air frais le compartiment moteur… Mais en dehors de ces deux petits défauts, c’est une machine passionnante, avec un son fabuleux et des performances exaltantes.
Bouton de démarreur, échappement modifié, harnais Sabelt quatre points, instrumentation Jaeger, arceau de sécurité : à bord, on a l’impression d’être un pilote de course, même à l’arrêt. Et c’est encore mieux sur la route !
Texte et photos : Gabriele Ferraresi

Trés belle auto!! Edoardo Vianello a aussi interprété « Guarda come dondolo » que l’on entend dans « Il Sorpasso » de Dino Risi avec Vittorio Gassman qui conduit une Lancia Aurelia qui fini trés mal…