Après avoir exploré le siège de BMW, nous nous rendons à Paris, avenue de la Grande Armée, au show-room de la marque Peugeot, pour découvrir d’étonnants bureaux dessinés par Ben Swildens.

Même chez Peugeot on sait s’encanailler (un peu) en 1966 et bousculer la bourgeoise armoire normande qui sied alors à la clientèle de la marque, pour laisser la place à un bureau tout d’inox vêtu. Soit dit en passant, nous pensons que le métal, c’est mieux que le chêne pour rappeler de quoi est fait une automobile. Ce n’est donc pas un mauvais choix.

Le néerlandais va donc être commissionné pour dessiner les bureaux destinés aux hôtesses du show room : une coque en métal qui se retourne sur elle-même et s’enroule, tout cela dans un même mouvement, c’est la spécificité de ce meuble. Presque du Pininfarina. Ca tombe bien, la 404 cabriolet n’est pas loin, mais ses lignes sont beaucoup plus tendues.

Soyons franc, au milieu de la gamme Peugeot d’alors, ce bureau dénote un peu. Nous l’aurions plutôt vue chez Citroën entouré de DS et pourquoi pas, quelques années plus tard à côté d’une SM.

Ce monument de 110 kg, intégrant siège et plan de travail dans la même forme est réedité depuis peu par la maison Furdess, en collaboration avec Ben Swildens.. En plus des 3 exemplaires d’origine (deux d’entre eux font les beaux jours des foires, ventes et galeries du monde entier, alors que le troisième a disparu de la circulation), c’est donc 8 exemplaires de plus qui vont voir le jour… Et pas un de plus : chacun nécessitant deux mois de travail !

Quand à son aspect pratique, on peut tout de même se demander, au vu des mines un peu serrées des hôtesses d’accueil, si la froideur du métal était la meilleure compagne pour cette longue journée d’hiver…

Texte : Arnaud