En cette fin d’hiver, le Blenheim Gang s’exporte vers le Mexique, comme le fit Felix Candela fuyant Franco.

D’origine espagnole, ce dernier sera à l’origine de nombreuses constructions basées sur l’utilisation de fines coques de béton. Fondant en 1950 la société Cubiertas Ala S.A., l’une de ses premières réalisations fut le laboratoire de recherche sur le rayonnement cosmique de l’université du Mexique (ci-dessus). Cela ne s’invente pas.

Là où l’œuvre de Candela est originale, c’est que loin de se cantonner à une unique forme – même si la parabole à sa préférence – il s’essaye à construire des coques diverses. Peu attaché ce qui ne s’apparentant pas aux toitures des édifices, Felix Candela laissait le reste à ses collaborateurs.

Parmi ses réalisations les plus marquantes, nous pouvons citer le site d’embouteillage de Bacardi (voir plus haut), l’église de la vierge miraculeuse à Navarte ou le restaurant Los Mantantiales à Xochilmico (ces deux projets, ci-dessous). Mais le point d’orgue de sa carrière restera le palais des sports olympiques des jeux de Mexico en 1968 (ci-dessous).

Sa dernière réalisation sera l’oceanografic de Valence, qui, avec d’autres bâtiments conçus par Santiago Calatrava, contribua au renouveau et au rayonnement de la cité.

Éminemment morphiques, les constructions de Felix Candela dégagent une réelle impression de légèreté qu’il serait dommage d’ignorer plus longtemps.