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William Daron Pulliam aka Darondo est décédé le 9 juin 2013, guitariste et chanteur de soul funk d’une extravagante flamboyance. Il était l’incarnation même du « mac pimp » tiré à quatre épingles et d’une excentricité vestimentaire irréprochable. Doté d’une voix pour le moins atypique, qui peut nous rappeler un certain Al Green.
Né à Berkeley en 1943 Darondo s’est fait un nom dans la scène musicale de la Bay Area au début des ’70s avec à la clef trois 45 tours. Cette reconnaissance locale lui permit quelques premières partie pour James Brown. Il enregistra diverses démos courant 73 qui ne verront jamais le jour à l’époque, du fait d’embrouilles quant au financement d’un hypothétique album avec son label. Lui même retourna dans un certain anonymat et ce pour de longues années. La légende voudrait qu’il doive sa subsistance à ses activités de souteneur. Vrai ou pas, cela donne évidement plus d’épaisseur au personnage.

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Il est sorti de l’oubli en 2006 par le label Luv N’ Haight qui décida de ré-éditer ses trois singles, dont le magistral Didn’t I, et mieux encore, les démos enregistré en 1974 aux studio Music City d’Oakland.

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L’album en question sort donc en 2011 avec la bénédiction de Darondo, dans son intégralité d’une rare puissance il démontre avec brio que la scène musicale de la Bay ne se résumait pas à du blues-rock-psyché et quelques perles sortent véritablement du lot.

The Wolf, une basse puissante une guitare acerbe et la voix du mac, une rythmique simple mais haletante, à mon sens une véritable pièce maîtresse.

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Et dans la même veine, I don’t Understand It :

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Beaucoup plus dans l’esprit funk I’m Gonna Love You vous poussera à étendre votre linge en dansant : la trompette est un appel au booty shake.

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Get U off your Butt , un messie funk, lève toi et danse ! L’harmonica est parfait et que dire de la batterie, la phase batterie-basse à partir des 3:00 est pleine de punch et le son de la basse absolument suave.

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Question Mark est de la soul « fonk » – cette soul qui sent le sexe, à l’instar d’un Isaac Hayes. Ça fait le job.

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Thank you God clôt cet album. La clope après l’amour dans une chambre crasseuse, les MC’ d’Oakland font la loi, Hunter Stockton Thompson fonce sur la route 101 au guidon de sa BSA, et non, la Bay n’est pas qu’un repère de petits bourgeois chevelus.

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