
Qu’est ce que c’est ?
Une version retravaillée par la division M performance (à ne pas confondre avec M GmbH) de la Série 2 Coupé, elle même un dérivé de la BMW Série 1. Pas simple. Ce n’est en tout cas ni une M2, ni une héritière directe de la 1M, mais une sportive se voulant plus polyvalente et moins extrême.

Quelle histoire raconte t-elle ?
BMW profite d’une dénomination proche pour faire le rapprochement avec la 2002, la M235i serait donc la 2002 ti des années 2010. Si on peut lire quelques similarités dans les lignes, les volumes et le gabarit de ces deux voitures, c’est bien entendu un non-sens total, les BMW 02 des années 1960 et 70 étaient des berlines familiales à 2 portes de taille moyenne, là où la Série 2 Coupé se veut être un coupé compact et hédoniste. Même si l’habitabilité est comparable, ces deux là ne racontent pas du tout la même histoire. Reste une donnée intéressante : c’est la seule compacte coupé propulsion du marché. Assurément une vraie béhème.

À quoi ressemble t-elle ?
Surtout à une Série 3 Coupé – enfin à une Série 4, que c’est compliqué – en réduction, le dessin n’ayant plus grand chose à voir avec la Série 1 dont elle dérive pourtant directement. Alors que les voitures sont de plus en plus grandes et grosses, ce retour à des lignes classiques dans un format plus compact est assez rafraîchissant. À bord, l’ambiance est sérieuse comme dans une bonne vieille BMW, le bloc d’instrumentation à deux compteurs rappelle vaguement celui des 2002 alors que le pommeau de la boite manuelle rappelle celui des séries 3 E30. Les sièges sont parfaits : qu’est ce qu’on est bien dans cette BMW.

Comment se conduit t-elle ?
Comme un hooligan, ce qui n’est encore une fois pas sans rappeler certaines glorieuses BMW du passé. Avec 326 ch, les performances sont spectaculaires ; la direction est vive et précise (à condition d’oublier le mode confort à l’assistance inconsistante) et la transmission, qu’elle soit manuelle à 6 rapports ou automatique à palettes à 8 (inutiles) rapports, absolument parfaite. La M235i appelle d’autant plus à une conduite virile qu’elle est facile d’accès et qu’elle n’est pas brutale ou sèche comme pourrait l’être une « vraie » M. Bref, elle affiche une polyvalence qui fait d’elle une vraie voiture et pas une de ces sportives gadget dont on n’exploitera jamais pleinement le potentiel, si ce n’est celui d’émettre des décibels entre deux terrasses de café. En ce qui nous concerne, pas besoin de M2, cette auto nous convient parfaitement. Cela tombe bien, elle n’est (en théorie) pas au programme pour le moment.

Est-elle Blenheim ?
Son mélange bien dosé de confort, de douceur et de facilité associés à un potentiel mécanique détonnant nous rappelle bien plus la 325i E30 que n’importe quelle 2002. Ça tombe bien, c’est l’une de nos BMW préférées. Une des voitures avec lesquelles on s’amuse le plus, en fait. Ce n’est donc pas un maigre compliment. Blenheim Aproved, verdict sans appel.
