Ça y est : la seconde édition de la Blenheim Coupe des Alpes a touché à sa fin, ce qui marque la rentrée officielle du Blenheim Gang. De Monaco à Chamonix, nous avons traversé les Alpes du nord au sud en 4 jours, parcourant près de 1300 km de routes somptueuses, sur les traces de la Coupe des Alpes 1964. Récit en images, étape par étape.Tout rallye qui se respecte commence par un regroupement et un prologue. Tel était le programme de ce dimanche 4 septembre. Avec Mr Langchamps, mon coéquipier,  nous avons quitté Paris de bon matin (façon de parler) au volant de ma fidèle BMW 1600 ti en compagnie de Giovanni, lui au volant de sa MX-5 NB, pour un long périple autoroutier jusqu’à la Côte d’Azur. Là nous attendaient Alasdair et L’Escogriffe, dont le coupé Z3 3.0 avait déjà fait le trajet quelques jours plus tôt. Paul Reynolds, et l’homme que l’on nomme Realdriver devant nous rejoindre que le mardi soir… Je vous épargne les aventures bien peu palpitantes de ce périple, ponctué de multiples arrêts gastronomiques à base de sandwiches triangulaires, et de kilogrammes de sucreries.

Nous n’arriverons en principauté que le soir venu, pille à l’heure pour les deux premières épreuves – non qualificatives – du rallye : trouver une adresse potable pour dîner sur le rocher sans se ruiner, ainsi qu’un emplacement pour stationner dans la rue. Heureusement Mr Langchamps avait avalé un guide Michelin avant de partir, à défaut d’un plan de la ville, et après avoir quadrillé 3 fois l’intégralité des rues monégasques, nous arrivâmes à la Polpeta et son foie de veau grillé que l’on est en droit de déguster sans avoir à s’habiller comme un pingouin. Merci bien.

L’Automobile-Club de Monaco ayant visiblement été mis au courant du départ du rallye, un contrôle technique rigoureux des voitures et des équipages précéda la départ du prologue : c’est plus prudent. Après la longue énumération des pénalités et autres amendes auxquelles notre équipage  s’exposait – il semblerait que nous avions raté quelques passages du règlement 2011 – on nous laissa partir, non sans me forcer à laisser le volant à mon coéquipier et en nous indiquant le chemin le plus court pour quitter le pays. Merci bien, on avait le roadbook pour ça, hé !

Pendant que les deux autres voitures subissait les mêmes désagréments, nous nous élancèrent enfin pour le fameux prologue, dont les 40 km devaient en théorie être rapidement avalés. J’avais pensé à tout – équipant la voiture avant le départ des toutes nouvelles ampoules VisionPlus offerte gracieusement par la maison hollandaise Philips , promettant 60% de lumière en plus. Je n’ai pas mesuré, mais ça a l’air efficace. Ce que je n’avais pas pensé, c’est que les routes prévues pour rejoindre L’Escarène, où nous allons dormir, se révélèrent particulièrement sinueuse, étroites et défoncés. Ainsi nous passerons plus d’une heure a tournicoter dans la montagne, parfois à flan de coteau, parfois en tunnel. Heureusement, l’excitation du début de l’épreuve effaça la fatigue de la longue journée de voyage…

Mr Langchamps, lui, a l’air bien content au volant de la BMW, qui a bien supporté les 1000 km d’autoroute avalés entre 4500 et 5000 tr/min. On connaît moteurs moins costauds. Côté passager je profite pleinement des volutes d’huiles brûlées qui s’échappent allègrement du moteur, côté collecteur. On s’habitue vite aux odeurs, comme aux bruits divers qui  proviennent des quatre coins de la voiture. Celui des grosses pierres traînant sur le route frappant brutalement les soubassement est plus inhabituel – et inquiétant. Après rapide vérification il s’avère que la voiture est plus basse que l’on pensait. Bah… Elle survivra à ça…

La route défile en flash par le pare-brise. Un panneau “plus beau village de France” par ci, une usine par là, nous finissons par arriver à notre gîte, sans bien trop savoir par où nous sommes passés… Demain est une autre journée, bien plus sérieuse !

Texte et photos : Yan Alexandre