
La voilà enfin la nouvelle 149, enfin Milano, ou bien Giulietta. On ne sait plus trop, à moins que ce soit Alfasud ou Arna ? La farce aura duré jusqu’au dernier moment puisqu’il y a encore quelques jours la voiture devait encore s’appeler Milano, nom finalement non retenu, en raison de quelques fâcheries avec les ouvriers de l’usine de Milan. D’ailleurs le cliché officiel a lui aussi subi quelques modifications après ce soudain revirement de situation, vous pouvez ainsi jouer aux jeux des sept, pardon, une erreur avec celui ci-dessous :

Passons les railleries sur cet épisode regrettable dont tout le monde aura parlé ces jours-ci pour évoquer la voiture en elle même.
Il y a une dualité assez intéressante dans son style extérieur :
– La face avant, comme celle de la Mito, est sous l’influence de la 8C, maître étalon du style Alfa actuel. On retrouve donc la calandre proéminente, propulsée en avant par un “nez” qui se dessine sur le capot, enchâssé par deux petits phares assez verticaux. Il se dégage quelque chose de très latin de cette partie de la voiture.
– Toute la partie arrière, joue quant à elle une partition qui semble avoir été écrite bien plus au nord. Pli tendu ondulant sur la ligne de caisse, surfaces concaves et convexes, arrière tronqué, retours brusques de custode… Esprit de Bangle es-tu là ? La vue ci-dessous le montre, ce pourrait être une crédible compacte BMW (voir une Audi, puisqu’aujourd’hui toutes les allemandes plagient plus ou moins bien le style Munichois)

Qu’est ce que j’en pense ? Que c’est plutôt une bonne idée. Les précédentes compactes Alfa Romeo, en jouant à 100% la carte latine avaient le même défaut : après une ou deux années ou leur style généreux, et plutôt féminin, nous époustouflait, venait rapidement une phase moins glorieuse où elles se retrouvaient un poil démodées. Pensez à la 145 ou la 147… Alors épouser quelque codes de style germanique, qui a pour lui le fait de bien tenir la distance, pourquoi pas, d’autant plus que la sauce semble ici bien prendre.

Car jouer de la séduction va être primordial : soyons francs, aujourd’hui Alfa Romeo est clairement dans la… merde, il n’y a pas d’autres mots. Il se vend aujourd’hui deux fois moins d’Alfa qu’au début de la décennie soit environ 100.000 exemplaires annuels, et ce malgré le renouvellement progressif de la gamme. L’entreprise aligne les pertes d’année en année qui se compteraient en centaines de millions d’Euros. Une situation que connaît Lancia depuis un bon moment, et qui ne semble toujours pas s’arranger, ce qui est de bien mauvaise augure.
Peut-être que Sergio Marchionne a décidé de changer de nom après avoir lu Romeo et Juliette ? Rappelez vous, cette belle histoire d’amour qui finit par le double suicide des deux amoureux après une légère incompréhension de communication… Les soit-disants puristes hurlaient à la mort d’Alfa Romeo après l’abandon de la propulsion, et hurlèrent encore plus fort à l’arrivée du V6 GM. Et bien hurlez maintenant, la Giulietta pourrait bien être le dernier sursaut de fierté de Roméo …
Laissons le dernier mot à William Shakespeare, toujours dans Romeo & Giulietta : «Qu’y a-t-il dans un nom ? Ce que nous appelons rose, Par n’importe quel autre nom sentirait aussi bon.»
texte : Yan Alexandre

Les commentaires
[…] le Voyage, une Alfa Roméo Giuletta, une voiture faite de la même matière que les rêves, moi ça me […]
article faux et infondé d’une personne qui n’a manifestement jamais eu la chance rouler en alfa, peut etre de la jalousie….
Merci pour ce très bon commentaire, très amusant. Pourriez vous argumenter votre propos cher lecteur mécontent ?
je m’excuse pour le caractère un peu trop direct de mon commentaire, mais il faut bien admettre que de parler de tragédie ou meme de farce pour qualifier la Giulietta n’est pas approprié, l’ayant moi meme essayé, et étant conducteur d’une 147 depuis plus de 3 ans je n’est trouvé aucun reproche à faire à la marque et bien au contraire; le design est indémodable et nombreux sont les pietons croiser à me le rappeler, la satisfaction à prendre sont volant est toujour bien présente meme trois ans apres l’achat (contrairement à bien d’autre marque que j’ai possédé). La fragilitée économique d’alfa roméo ne résulte que de l’image négative qu’elle recoit, nottament par ce genre d’article.
je ne critique pas l’article entier qui est bien rédigé, et plaisant à lire dans sa construction, les références sont bonnes, seulement le point de vu est omniprésent (en commencent par le titre) et pas forcement jusifier à mon gout
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