Vendredi 28 avril
Nuit réparatrice, je me sens un peu mieux et prêt à attaquer les routes du Sud
A peine partis, que nous attaquons déjà la première spéciale On nous demande d’être méfiants à cause du brouillard.
Deux épingles à peine franchies, et celui-ci nous enveloppe, on va alors vite se rendre compte de la délicatesse, voire de la folie de la tâche qui nous est demandée: on n’y voit rien, mais rien ! Obligés de conduire en regardant à l’extérieur avec l’aide du copilote qui déchiffre les lignes blanches ! Les belges en TR2 nous rattrapent, mais comment ont ils fait ?
La spéciale sera annulée : une BMW est sortie de la route, une Aston en a tapé une autre Premier bilan pour les seules 30 premières auto.
Etant en moyenne lente, nous étions au final peu éloignés de notre temps de référence et notre classement avant annulation nous plaçait dans les 26 premiers de la course !
C’est parti à l’attaque du Vercors, étape tant attendue mais sans aucune visibilité.Dantesque vision : laroute passant sous la roche et aboutissant dans un chaos de brume
La petite tente installée en haut d’un col avec café et brioches est prise d’assaut, les tout semble surnaturel, comme voir les deux pâles feux de l’Osca déboucher du brouillard
On continue avec pluie et brouillard, avant de redescendre par une route tout en épingles avec de encore de superbes panorams, puis le soleil, de nombreux fans en bord de routes avec de belles autos .
On repart à l’attaque d’un autre col avec une fort belle route, on roule fort et on se fait vraiment plaisir. Quelques freinages brusques avec blocage de pont ne nous inquiètent pas La voiture nous le rappellera plus tard.
Ce sera aussi la seule occasion (bien que proscrite par le règlement) de faire quelques trentaines de km en copilote de l’Osca avec le très sympathique et cultivé Eric. La voiture, pure pistarde, n’est pas très adaptée mais offre en 30 km un lot de sensations incroyables L’occasion rare de suivre notre auto et d’en admirer les courbes.
Nouveau Contrôle Horaire : on a beau rouler, rouler et rouler, on est tout juste à l’heure pour attaquer une nouvelle spéciale, la journée en comptera trois
La course est vraiment organisée à merveille, accueil sympathique de tous les commissaires ; le revers de la médaille est que nous devons nous conformer au timing assez serré de cette horloge bien huilée, ce qui limite la flânerie, les pauses cafés ou tout simplement le plaisir d’admirer les empoignades des plateaux compétition sur circuit. En effet, quand ceux-ci tournent, les plateaux régularités sont déjà partis depuis fort longtemps .
Avant la pause déjeuner tant attendue, nous traversons à vive allure une très belle campagne sur des routes fort dégagées Déjeuner dans une abbaye cistercienne magnifique avec traversée des chais. Art de vivre qui charme les nombreux équipages étrangers.
Belles routes sinueuses en fort bonne compagnie entre une 250 SWB et une Aston DB4 GT derrière nous, à rythme soutenu et sous le soleil !
Avant l’arrivée, la 250 Châssis Court qui nous précède s’arrête au bord de la route, il s’agit en fait d’une « assistance » très spéciale qui les attend pour un apéritif au champagne improvisé en bord de route.
Arrivée à Arles avec beaucoup de vent La voiture est fort sale, pleine de poussière mais le champagne nous attend ! Mon passé de gilet bleu d’organisation m’incite à aider l’équipe en place qui doit gérer un site superbe mais pas toujours compatible avec les impératifs de garer 200 voitures pas toujours très maniables.
Chaque soir, on se promet d’aller se changer à l’hôtel, de dîner et de se coucher tôt et chaque soir nous deviserons fort longuement avec d’autres concurrents, avant de dîner tard et de se coucher encore plus tard
Le classement ? ah oui, on a encore remonté, 38 ème je crois
texte : Era, photos: Sir Williams, en exclusivité pour le BlenheimGang


