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On attendait Go-Faster, The Graphic Design of Racing Cars depuis un bon moment, alléché par l’idée de voir un graphiste s’attarder sur les merveilles visuelles qu’ont généré la course automobile. Pour s’en donner une idée on l’a feuilleté rapidement à la librairie Ofr.go-faster-6

Oui, rapidement, parce que très vite, on s’est rendu compte qu’un truc ne tournait pas rond dans cet ouvrage. Des pages et des pages de modèles réduits sur fond blanc, d’accord, mais où sont passées les autos les vraies ? Au début du livre, dans un rapide historique qui ne nous apprend pas beaucoup plus que ce que l’on vus avait déjà dit dans un précédent article. On en découvre plus sur internet en 10 minutes, soit le temps d’aller à la librairie, ça commence mal.

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Le parti-pris est donc le suivant : analyser les décorations de course via la collection de petites voitures de l’auteur, qu’il badigeonne ensuite soigneusement de blanc, histoire de comparer la forme vierge et les peintures de guerre. Un choix qui apparaît incompréhensible. Pourquoi ne pas avoir cherché les photos des vraies voitures ? Par facilité ?
Ici on ne visionne que des non-voitures, formes grossières, recouvertes de décalcomanies tout aussi approximatives – quand elles ne sont pas tout simplement fictives. En témoigne, au hasard, une Ferrari Testarossa, que j’aurai eu honte, enfant, de ramener à la récréation. C’est comme si on avait choisi d’illustrer un guide du musée du Louvre avec des reproductions d’étudiants peu motivés en première année d’art plastique : inutile.

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Mais le pire, et le plus décevant, vient du fait que l’on n’apprend strictement rien dans cet ouvrage. Quel est le regard de l’auteur, Sven Voelker, non seulement graphiste de renom, mais surtout professeur de communication graphique ? On n’en saura rien, car rien n’est dit sur toutes ces autos. Rien, strictement rien, pas d’explications sur le pourquoi, le comment, l’auteur des décorations, ni même une quelconque critique.

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Ça valait bien la peine de se fatiguer Sven, il aurait fallu travailler un petit peu (beaucoup) plus sur le sujet.
On a reposé le livre sur l’étagère, et on a économisé 29 €.

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texte : Yan Alexandre, visuels copyright editions Gestalen