Né en Italie, Harry Bertoia émigre aux Etats Unis où il se fera naturaliser et incarnera, avec d’autres, le design au sortir de la seconde guerre mondiale. Il étudie à Détroit et se familiarisera ensuite au travail du métal dans le Michigan. Cela aura son importance, quand on considère ses réalisations futures.
Surtout connu pour sa Diamond Chair et ses dérivés, toujours édités par Knoll, Bertoia ne dédaignait pas non plus s’adonner à la sculpture, son seconds champs d’activité. Intéressons nous à cette chaise, qui, même si vous ne pouvez pas la nommer, vous dit forcement quelque chose : cette structure en croisillons de fer, dans un monde où le classicisme des matériaux prévalait encore : d’habitude, le métal s’arrêtait au piètement. D’ailleurs les Eames, avec qui il collabore, s’adonne d’abord à des recherches autour du bois, matériau millénaire en matière de meuble, même si en l’occurrence, il est contreplaqué, avant de s’intéresser au métal.
Nous parlions précédemment de l’autre facette du travail de Bertoia : la sculpture. C’est l’une d’elle qui sera commandé par Saarinen pour agrémenter le GM Technical Center dont nous avions parlé l’an dernier.
Entre nouvel application du métal pour l’ameublement et esthétique pure avec ses sculptures, le travail de Bertoia n’est pas le plus connu sous nos latitudes, mais comme Harry, les membres du gang apprécient de poser leur séant dans une Diamond Chair, quand ils ne sont pas au volant.
Texte : Arnaud















