1970, la mode du wedge bat son plein, et touche même le Japon. Au salon de Tokyo, Mazda dévoile son interprétation très personnelle du genre à l’occasion de cinquantenaire : le concept RX-500.

Développée par l’équipe de recherche de la Toyo Kogyo Company comme « un laboratoire de recherche en matière de sécurité à haute vitesse », la RX-500 se devait donc d’être rapide. Son son coffre, on retrouve le moteur rotatif 10A (le premier du genre réalisé par Mazda pour la Cosmo) placé en porte-à-faux arrière. Dans une version « compétition » gavée par un énorme carburateur Weber, il développe 247 ch, et propulse la frêle voiture dont la coque est en résine à plus de 200 km/h.

Si l’avant affiche un profil en coin dans le plus pur style wedge, l’arrière lui se prolonge sous la forme d’un break de chasse très typé « breadvan«  qui se termine brutalement en kamm tail. En effet les ouvrant de la partie arrière, en ailes de mouettes (comme sur la DeTomaso Mangusta), ne permettent pas d’accéder au compartiment moteur, mais à un coffre conséquent. Une idée qui sera reprise quelques années plus tard sur un auctre concept : la Pontiac Firebird Trans Am Kammback de 1978. Pour faire bonne figure, les portières avant aussi font dans le spectaculaire avec une ouverture en élytre – une solution alors très avant-gardiste et pas encore développée en série…

Principal gadget de ce concept, les feux arrières permettent d’indiquer les changements de vitesse de la voiture : verts, la RX-500 accélère, jaunes, elle est à allure stabilisée… Les feux de freins, s’ils restent rouge, s’allument graduellement selon l’intensité du freinage. Une solution vue sur quelques voitures récentes.

Comme de coutume, la RX-500 a disparu de la circulation une fois les portes du salon de Tokyo 1970 refermées. Redécouverte après un sommeil de 35 ans, la voiture a été entièrement restaurée est présentée de nouveau au salon 2009. L’occasion de découvrir, en grattant un peu la peinture, que contrairement aux croyances, il n’y eu jamais 3 voitures différentes, mais bien une seule, peinte en jaune, vert, puis gris pour les diverses séances photos. Quant à l’apparition de phares fixes, c’est un mystère que le Blenheim Gang n’a pas encore résolu. Quelqu’un en sait-il plus ?