David Duchovny en parangon de la coolitude désabusée ? Largement improbable tant il est marqué par l’aura monodimensionnelle et policée de Fox Mulder. L’acteur new-yorkais n’en aborde qu’avec plus de panache le rôle d’un aquoiboniste jubilatoire dans Californication, nouvelle série phare du réseau câblé Showtime.
Lancée le 13 août dernier, Californication relate les déboires de Hank Moody, écrivain new-yorkais débarqué à Los Angeles quelques années auparavant. Le climat californien ne lui a guère réussi: sa compagne et sa fille l’ont quitté pour un abruti satisfait, le film tiré de son livre est une indicible bouse.
Désormais incapable d’écrire une seule ligne, Hank trouble son ennui en puisant allégrement dans le vivier local de bombasses, enchaînant les “one night stands” avec une aisance désabusée. Compagnon de ses pérégrinations dissolues, un vieux cabriolet Porsche 911 défraichi, métaphore mobile de ses errances.
Loué par la critique, stigmatisé par les ligues de vertu, Californication est empreint d’une liberté de ton et de traitement qui n’est pas sans évoquer celle d’un « Sex & The City » nihiliste pensé par un pool de scénaristes gonadés. De par sa thématique, le show rappelle également l’excellent “Dream On”, subtil ovni télévisuel des early 90’s. C’est du moins l’impression persistante laisée par les 4 épisodes diffusés à l’heure d’écrire ces lignes.
Californication – Intro + selected scenes
